Mon chat perd ses poils par poignées, est-ce normal ?

En premier lieu, il est important de ne pas confondre une mue abondante avec une perte de poils pathologique.

En effet, les chats perdent des poils tous les jours et connaissent deux périodes dans l’année où la perte de poils est plus abondante.

À l’automne, où le chat prend son pelage d’hiver, plus épais et plus fourni. Et, au printemps où, à l’inverse, le poil va perdre en volume et se faire plus léger.

En outre, si les chats d’intérieur sont en général moins sensibles aux changements de saison, certaines races à poils longs, telles que les persans ou les Maine Coon par exemple, vont perdre beaucoup de poils tout au long de l’année et connaître des mues beaucoup plus importantes.

Perte de poils chez le chat : quand devient-elle anormale ?

On considère que la perte de poils chez un chat est anormale dans deux situations :

  • lorsqu’elle est très importante en dehors des périodes de mues. Généralement, le poil a aussi un aspect terne, rêche et peut être clairsemé.
  • quand elle s’accompagne de grattages et / ou de léchages frénétiques. Ce sont des signes de maladies ou de troubles du comportement.

Perte de poils anormales : les causes les plus fréquentes

S’il existe de multiples causes pouvant expliquer une perte de poils anormale chez un chat, il y a plusieurs causes assez récurrentes.

La gestation et la mise bas

La pousse du poil étant contrôlée par le système hormonal, il est normal d’observer une perte de poils plus importante chez une chatte enceinte ou qui vient de mettre bas. Cependant, cette perte de poils ne doit pas excéder quelques jours car elle pourrait être le signe d’une maladie hormonale ou d’une carence nutritionnelle.

Les maladies hormonales

Comme dit ci-dessus, le poil est dépendant du système hormonal du chat. De ce fait, une perte de poils trop abondante pourrait être le symptôme d’un trouble hormonal. Dans ce cas, cette perte de poils est accompagnée de nombreux autres signes : des troubles cutanés (changement de la qualité de la peau, dessèchement, pellicules, etc.). La perte de poils est alors très étendue et symétrique. Elle touche essentiellement le flanc et le dos du chat.

Les carences nutritionnelles

La perte de poils abondante peut aussi être le signe d’une carence nutritionnelle. C’est le plus souvent la qualité de l’alimentation qui est à remettre en cause.
Le poil est terne et rugueux, la perte de poils s’accompagne de troubles de la peau (dermatite, pellicules, …). Il est également possible d’observer un changement du comportement chez le chat, particulièrement du comportement alimentaire. Plusieurs pistes sont alors à explorer notamment :

  • la teneur en phosphore et en calcium. Souvent très élevées dans les aliments industriels de mauvaise qualité, elles peuvent engendrer une insuffisance rénale chronique chez le chat.
  • un manque de taurine. Élément essentiel au chat, il se trouve principalement dans le foie de boeuf et, en moindre quantité, dans le foie de poulet.

On voit parfois des maitres de chat, ne donner que du poulet à leur chat. C’est bien sûr une grave erreur alimentaire. Il vaut mieux se tourner dans ces cas-là à une nourriture humide de qualité.

La présence de parasites

Différents parasites peuvent entraîner une perte de poils anormale chez le chat. On citera tout particulièrement la teigne, reconnaissable grâce aux zones sans poils de forme arrondie au niveau de la tête, du dos et des cuisses du chat. Ainsi que la gale qui provoque de fortes démangeaisons.

Les allergies

Le plus souvent, il s’agit d’une DAPP, c’est-à-dire d’une Dermatite Allergique aux Piqûres de Puces. C’est donc la présence d’un parasite (la puce) qui en est responsable. Cette réaction allergique provoque des crises de léchage et de grattage frénétiques, pouvant aller jusqu’au sang. Ces crises entraînent un arrachage et une perte de poils assez localisée au niveau des cuisses et du bas du dos.

Dans d’autres cas plus rares, il est possible que l’allergie soit de type alimentaire ou de contact.

Les troubles du comportement

Un chat stressé, angoissé ou hypersensible peut exprimer son mal-être par des séances de léchage frénétiques.

Ce léchage trop fréquent va provoquer une perte de poils anormale et l’apparition de plaques rouges, qui peuvent suinter et s’infecter. On parle alors de neurodermatose.

Il vous faudra alors consultez votre vétérinaire et pratiquer une politique anti-stress à la maison.

Perte de poils anormale : quelles solutions ?

Tout d’abord, il est indispensable de veiller à ce que l’alimentation de votre chat soit variée, équilibrée et parfaitement adaptée à ses besoins. Consultez par exemple, notre article sur les meilleures croquettes pour chats pour en connaitre davantage sur l’alimentation des chats.

Ensuite, il faudra également veiller à ce que votre chat soit régulièrement traité contre les parasites.

Par précaution, nous vous recommandons de traiter aussi son environnement.

Pour terminer, si les symptômes persistent, une consultation chez le vétérinaire sera indispensable. Il pourra vous donner un traitement adapté ou vous orienter vers un comportementaliste s’il s’agit d’un trouble du comportement.

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