Les intolérances au poulet se développent de plus en plus chez les chiens et les chats. En cause : ils sont partout dans l’alimentation des chiens et chats ! Cette sur-exposition dans les croquettes, les friandises et les compléments fait réagir l’organisme de l’animal qui finit par ne plus tolérer cette protéine. On passera aussi le fait que le poulet, vu ses conditions d’élevage et son alimentation, est désormais un aliment questionnable dans la gamelle de nos animaux.
Si vous devez choisir une alimentation sans poulet, que ce soit croquette ou autre, il y a des pièges essentiels à éviter afin de ne pas donner, sans le savoir, encore du poulet à votre chien ou chat.
que vérifier sur les emballages ?
Absence de poulet dans la composition.
Cela paraît simple, mais parfois une croquette annoncée à l’agneau ou au canard peut aussi contenir du poulet dans la composition. La réglementation est très laxiste sur le sujet. Pour utiliser l’appellation « croquettes à XY », il est seulement imposé que 4% de l’ingrédient mis en avant se trouve dans la composition.
Voyons un exemple ci-dessous ⬇️

⚠️ Voici donc un exemple typique de croquettes annoncées pour chiens sensibles, mais qui contient du poulet ! Cette recette de la marque Optimus est appelée « OPTIMUS Sensitive Digestion Agneau & Riz » et pourrait laisser à penser qu’il s’agit d’une recette sans poulet, avec une protéine plus rare (agneau qui soulage généralement les chiens intolérants au poulet), mais en fait non ! La marque communique uniquement sur l’agneau sur son packaging et la dénomination. À éviter donc.
Repérer les sources de graisses.
Parfois tout va bien au niveau des protéines, zéro poulet, mais la source de graisse indique « graisse de poulet » ou « graisse de volaille ». C’est un piège classique.
Regardez cet exemple ⬇️

⚠️ Dans cette composition « sans poulet » tout semblait parfait, mais il y a un piège : la graisse de poulet
Se méfier des appellations floues.
Lorsque la composition indique « protéines animales », « sous-produits animaux » ou « volaille déshydratée » ou encore « protéines hydrolysées », vous n’avez aucune information pour déterminer s’il y a bien du poulet ou non dans la composition. Dans ce cas, c’est éliminatoire. Le terme « volaille » mérite une vigilance particulière : en pratique, dans l’industrie pet food, il signifie quasi systématiquement poulet ou dinde, car ce sont les volailles les moins chères.
Décrypter les arômes et appétents.
La mention « arôme naturel » ou « appétent » cache fréquemment des dérivés de poulet, comme du foie hydrolysé de volaille. C’est l’un des pièges les plus subtils, car ces ingrédients sont en très faible quantité mais suffisent à déclencher une réaction chez un animal vraiment intolérant.
Éviter aussi la dinde.
C’est une protéine très proche du poulet, elle pourrait parfois aussi déclencher votre chien ou chat.
Surveiller les œufs et ovoproduits.
Issus de la filière avicole, ils peuvent provoquer une réaction croisée chez certains animaux très sensibles au poulet. À garder en tête si l’éviction stricte du poulet ne suffit pas à faire disparaître les symptômes.
La contamination croisée en usine
C’est un angle souvent oublié. Beaucoup de fabricants produisent plusieurs recettes sur les mêmes lignes de production. Une croquette « sans poulet » peut donc contenir des traces si l’usine fabrique aussi des recettes au poulet. Pour les animaux très sensibles, il vaut mieux privilégier les marques qui certifient une production dédiée ou des lignes nettoyées entre chaque recette. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter directement le fabricant : certaines marques sont très transparentes sur leur process et leurs sources, ce qui peut lever bien des incertitudes.
Penser mono-protéine
Pour un animal intolérant, les formules dites « mono-protéine » ou à « ingrédients limités » réduisent fortement le risque d’erreur. Idéalement avec une protéine dite « nouvelle », comme les recettes à l’agneau, sanglier, cheval, le kangourou, poisson sauvage ou encore les croquettes aux insectes, si les protéines classiques posent aussi problème.
Attention aux à-côtés
Si vous donnez des friandises, de la mastication ou encore des compléments à votre chien, vérifiez qu’il n’y a pas de poulet ! C’est une erreur classique, car on oublie généralement de vérifier de ce côté là.
Pensez également aux vermifuges, antiparasitaires et médicaments appétents : beaucoup de comprimés vétérinaires sont aromatisés au foie de volaille pour faciliter la prise. Un point à vérifier avec votre vétérinaire pour les animaux très réactifs.
Comment mener une éviction efficace
En cas de suspicion d’intolérance au poulet, il faut compter 6 à 8 semaines d’éviction stricte avant de pouvoir juger des effets. Pendant cette période, il faut bannir absolument tout ce qui passe par la bouche de l’animal : friandises données par les invités, restes de table, lamelles à mâcher, dentastix, etc. Une seule entorse peut fausser tout le protocole et vous obliger à recommencer.
Si malgré tous ces efforts les symptômes persistent, il est temps de consulter votre vétérinaire pour explorer d’autres pistes : autre protéine en cause, allergie environnementale ou problème digestif sous-jacent. Dans certains cas sévères, le vétérinaire pourra vous orienter vers une alimentation dite clinique. Certaines croquettes vétérinaires sont hypoallergéniques. Elles sont très contrôlées, prévues pour les chiens très sensibles et évite les pièges énoncés dans cet article. Elles ne sont pas forcément idéales, car elles font généralement des sacrifices du point de vue nutritionnel, mais parfois ce choix s’impose.
Quelles croquettes sans poulet choisir ?
Comme indiqué précédemment, si votre chien est très sensible et installé depuis longtemps dans son intolérance, il vaut peut-être mieux consulter votre vétérinaire pour une approche globale et une nutrition dite « clinique ».
En revanche, comme nous avons pu le constater depuis 5 ans dans notre groupe Facebook, beaucoup de parents de chiens et chats intolérants sans grosse complications ont constaté un changement radical en passant d’une croquette au poulet à une croquette au canard, au poisson, à l’agneau (plus de démangeaisons, grattages et léchages compulsifs). Ou directement en passant par des rations ménagères (encore mieux) avec ces mêmes protéines.
Il y a cependant un piège ⚠️ : la plupart des marques qui proposent ces protéines alternatives sacrifient le taux de protéines, qui devient assez bas, et augmentent le taux de glucides. On règle un problème pour en créer un autre…
Voici parmi les croquettes que nous avons analysées sur ce blog, celles qui ont produits des améliorations chez les chiens intolérants au poulet :
- Les croquettes Franklin au Canard (il existe aussi chez eux la pâtée au sanglier et au saumon)
- Les croquettes Dogchef au Canard (il existe aussi chez eux la ration ménagère au poisson et celle au canard)
Pour les chats 😾, c’est encore plus compliqué...
Nous n’avons pas encore trouvé de croquettes à la fois avez zéro source de poulet et des taux et compositions satisfaisants (n’hésitez pas à nous faire des suggestions en commentaires).
Le mieux pour les chats est alors de se tourner vers des pâtées à l’agneau, au canard, au poisson. L’offre du côté de l’alimentation humide est en effet plus vaste. Cela a l’avantage de régler un autre problème : le côté trop sec des croquettes qui impacte la santé rénale des chats.
Avertissement — TransparenceLes informations publiées sur Gangdesmoustaches.fr sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas un avis professionnel. Chaque animal est unique (âge, état de santé, besoins), consultez un vétérinaire pour un conseil adapté. Certaines pages contiennent des liens affiliés : si vous achetez via ces liens, nous pouvons percevoir une commission sans coût supplémentaire pour vous. Pour plus d'informations, consultez ces termes.